Back in business

Me voilà de retour aux affaires, après une semaine au ski suivie de préparatifs puis vols vers le Mexique.

Le voyage ne s’est pas fait le plus simple du monde, à Francfort, tous les vols United Airlines ont été annulés suite à un contrôle de la FAA qui a révélé que les “fire suppression systems” sur l’appareil que je devais prendre n’étaient pas conformes. J’ai donc été rebooké sur un vol Lufthansa 3 heures plus tard à direction de Los Angeles (avec 11 heures de vol). J’en ai là-bas profité pour faire le tour de l’aéroport et respirer le bon air californien. Bon à savoir, dans ces cas là, n’hésitez pas à demander un “voucher” à la compagnie aérienne, pour manger gratuitement dans l’un des restaurants de l’aéroport (j’ai converti celui de 8€ que l’on m’avait donné à Francfort en 12$, ce qui m’a permis de faire une expérience culinaire inédite au MacDonald’s de l’aéroport de LA), mais aussi un billet d’avion gratuit ou une autre compensation du même genre ! La personne au guichet de United Airlines m’a ainsi fait savoir que je pouvais demander un vol AR domestique US gratuit… Je pense à l’instant qu’un vol Houston-Hawaii pourrait être sympa. Ou Washington-Bagdhad ?

La troisième partie du voyage vers Monterrey s’est faite sans encombre, malgré l’absence prévisible de mon bagage à l’arrivée. Heureusement, grâce aux codes barres présents sur les bagages, ils l’ont facilement localisés et fait expédier de sorte que je le récupère le lendemain soir. A Monterrey, j’ai d’abord logé à l’hôtel 5a Avenida pour 473 pesos par nuit, avec un checkout à 1PM. Cela m’a laissé le temps de sortir de la précarité et de retrouver aujourd’hui une situation relativement stable.

Le Tecnológico de Monterrey, et l’EGADE (Escuela de Graduados en Administración y Dirección de Empresas) sont très modernes, ils surpassent de loin bon nombre d’Ecoles françaises par leur qualité architecturale et le cadre de vie. Dans le campus se balladent des paons, des canards et autres espèces non identifiées. Pour Internet, c’est assez simple, il est partout. La maison où je suis est même équipée d’Internet via le Wimax (ego). Cela n’empêche pas le Mexique d’être un des pays où téléphoner coûte le plus cher au monde. Ils ont aussi une manie de proposer dans les cabines de téléphoner de manière illimitée en local pour 3 pesos (environ 19 cents), ce qui est assez pénible lorsque l’on sait être efficace au téléphone. Pas surprenant dans ces conditions que Carlos Slim soit le deuxième homme le plus riche du monde. Les Mexicains en ont plus honte qu’autre chose.

Autre curiosité, les voitures : moi qui devait être l’un des seuls en France à avoir une Chrysler Stratus voilà quelques mois (importée des USA via la base militaire de Kaiserslautern), il y en a ici à chaque coin de rue (j’aurais dû ramener mes pièces détachées non conformes en France et que j’ai dû remplacer, pour les revendre ici) ! Plus généralement, le parc de véhicule est probablement plus moderne qu’en France. Non que ce soit le portefeuille des autochtones qui soit bien garni (même si Monterrey est l’un des villes les plus riches d’Amérique centrale), mais qu’il semble bien que cela soit une marque plus forte de prestige social que chez nous (il faut dire que nos constructeurs ne nous gâtent pas vraiment en terme de design). J’avais déjà vu ça en Equateur, où les ménagent n’hésitent pas à s’endetter pour acheter un 4×4 à 80.000€.

Ayant discuté avec un chauffeur de taxi sur la régulation de leur secteur d’activité, j’ai été intéressé d’apprendre que là-bas une licence coûte environ 10000€, et qu’un business assez simple à mettre en oeuvre (pour un capitaliste), consiste à acheter ces licences à crédit, et à les louer avec une voiture à des personnes qui ne peuvent pas se permettre de tels investissements. Ainsi, la voiture et la licence sont autofinancées et certains taxistas parviennent à se constituer de jolies flottes de véhicules.

Enfin, le climat ici est un mélange du Texas et des Antilles, plus qu’un prolongement de celui de la Californie. L’air est assez chaud (entre 25 et 35°C) et légèrement humide (mais pas trop).

Je ne manquerai pas de poster ici des éléments insolites qui m’interpelleront durant ce séjour.

5 commentaires à l'article “Back in business”

  1. 8 avril 2008 | 08:30

    Hey Erwin !

    Ravi de voir que tout s’est (presque) bien passé. Tiens nous au courant de temps en temps 😉

  2. Z Fabien
    15 avril 2008 | 17:34

    Tu racontes bien les histoires! 😉

    Enjoy Mr Erwin!

  3. 16 avril 2008 | 02:12

    Bah forcement, en bon admirateur de notre cher President, il se doit de passer maitre dans l’art de la PNL et du story-telling !

  4. Aurélia
    24 avril 2008 | 21:21

    Eh bien, je vois que ton retour aux aventures ne se passe pas trop mal !
    Juste un reproche sur l’utilisation du mot « autochtones » dans ton texte, qui me semble connoté négativement. Peut-être pourrais-tu plutôt parler de « populations locales » ?
    Effectivement, la voiture au Mexique, et à plus forte raison une « belle voiture » (bien qu’à mon sens elles soient toutes laides), est un signe important de prestige social, on peut le constater dans la vie de tous les jours, bien que la majeure partie des gens se déplace à pied, c’est le règne consacré de la bagnole. Tu apprendras sans doute que peu sont d’ailleurs les automobilistes mexicains qui ont le luxe d’une assurance, et que l’une des principales cause de mort sur les routes, c’est l’écrasage définitif du piéton qui a été renversé et dont il ne faudrait pas avoir à payer les soins à vie ! La justice, ça se corromp, et puis un procès, de toute façon, c’est toujours moins cher qu’une place à l’hôpital.
    Sur ce, gros bisous et à bientôt pour plus de nouvelles j’espère !

  5. 25 avril 2008 | 00:56

    Autochtone n’a aucune connotation négative, et je tiens à oeuvrer pour préserver la vraie nature des mots. C’est le terme qui m’a paru le plus précis et le plus concis, même si j’aurais effectivement pu employer aussi le terme “indigène” qui a 8 lettres au lieu de 10 :-).

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